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Si le territoire du Puy-de-Dôme n’a pas été le théâtre de combats, l’ampleur et la durée de la mobilisation du pays entier pour la défense de la Patrie n’y ont épargné que très peu de familles. Leurs archives mettent en lumière la grande diversité des histoires individuelles, et laissent entrevoir le vécu de chaque jour et les réactions les plus intimes au cœur de l’épreuve.

Nous vous proposons une galerie de portraits de ces Puydômois.

Famille Bardoux

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La correspondance de la famille Bardoux durant la Première guerre mondiale est intéressante à plusieurs égards. Les courriers sélectionnés dans ce dossier sont issus de la correspondance de Jacques Bardoux, de son épouse Geneviève, et de leur fille aînée May. Sont également mis en valeur les témoignages de Robert Georges-Picot et de Louise Georges-Picot.

La famille Georges-Picot est une famille française, dont plusieurs membres se sont distingués dans la diplomatie et la finance (accords Sykes-Picot).

Elle est alliée à la famille Bardoux par le mariage de Jacques Bardoux et Geneviève Georges-Picot.

Les nombreuses lettres issues de ces fonds d’archives privées permettent d’appréhender les relations familiales, les pratiques épistolaires d’un milieu aisé. Comment une famille de la moyenne et haute bourgeoisie se trouve, elle aussi, plongée dans la tourmente du premier conflit mondial ? En choisissant les lettres de Jacques Bardoux, de son épouse, de sa fille mais également de sa belle-sœur et beau-frère, on saisit l’implication de tous. Ces documents sont particulièrement intéressants, car non seulement ils illustrent la perception du conflit par des hommes, des femmes, des jeunes gens, mais, ils révèlent aussi l’implication d’une famille qui de par l’âge de ses membres, ou sa situation sociale aurait pu rester peu ou prou à l’écart de la guerre.

Seuls les courriers des époux Bardoux, et de leur fille aînée, et ceux de Robert et Louise Georges-Picot ont été retenus, mais les témoignages des autres membres de la famille se révèlent également très enrichissants.

Maurice Delotz (1893-1915)

Portrait de Maurice Delotz en 1915, publié dans le Livre d’or de l’Institution Sainte-Marie de Riom

 

 

« À vrai dire, Maurice Delotz passa trop vite parmi nous pour donner toute sa mesure et réaliser tous les espoirs que permettent d’escompter les riches dons d’une nature supérieure. Le rayon sorti de son âme reste cependant assez lumineux pour laisser deviner, à ceux qui savent discerner la valeur des hommes, l’importance du foyer spirituel qui vient de s’éteindre dans les glaces et la nuit de ces tombes anonymes que creusent là-bas les outils guerriers… »[1]

 

 

Figure oubliée de la vie littéraire du début du XXe siècle dans le Puy-de-Dôme, Maurice Delotz est mort trop jeune, comme de nombreux autres hommes de sa génération. Licencié en droit, poète et membre correspondant de l’Académie de Clermont-Ferrand, le jeune homme se destinait au notariat avant que la guerre n’éclate. À sa mort, survenue en novembre 1915, de nombreux articles et des monographies lui furent consacrés. Ses poèmes furent alors publiés de manière posthume.

 

Les Archives départementales du Puy-de-Dôme conservent quelques pièces, issues d’un fonds d’origine privée, consacrées à Maurice Delotz  (Cote : 4 J 206). À l’aide de la documentation publiée au moment de son décès, il a été possible de reconstituer son parcours.

 

 



[1] « Étude d’âme, Maurice Delotz »,  L’Ami du soldat thiernois, 2 décembre 1915, p. 4.

Eugène Dumas

151 J 265/24

Rien ne prédestinait Eugène Dumas, simple cultivateur né en 1894 à Charbonnières-les-Vieilles, à traverser l’Atlantique et à rencontrer deux présidents des États-Unis d’Amérique.