Avis aux gourmets !

Installées dès le XIXe siècle, les auberges au sommet du puy de Dôme sont restées célèbres pour un plat emblématique : le coq au vin.


Dans le dernier quart du XIXe siècle, un gardien de l’Observatoire du puy de Dôme établit une auberge au sommet du puy, afin d’agrémenter son modeste salaire en profitant de la fréquentation croissante du site. Dès les années 1880, l’ « établissement du gardien Trouillard » connaît une petite renommée dont les guides touristiques se font l’écho. Ce sont bientôt plusieurs restaurants et cafés qui s’installent aussi au puy de Dôme, se disputant la paternité de la fameuse recette du coq au vin.


Sur cette carte postale, le chef de la bien nommée « Hôtellerie du Coq au Vin » tient dans sa main gauche une cocotte en terre cuite, décorée d’une tête de … coq, qui servait à la lente cuisson du fameux plat ; derrière lui s’étendent les reliefs bien reconnaissables du point de vue sur la chaîne des puys. 


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Carte postale de l’Auberge du Temple de Mercure au sommet du puy de Dôme, édition MTIL (1er quart XXe siècle) Arch. dép. Puy-de-Dôme, 561 Fi 2548



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Carte postale de l’Auberge du Temple de Mercure, édition MTIL (1er quart du XXe siècle) Arch. dép. Puy-de-Dôme, 506 Fi 177

 

 

D’autres photographies, réalisées à la même période, ont été utilisées pour être diffusées en cartes postales, montrant la popularité du plat. L’une d’entre elles    (506 Fi 177) montre le même chef œuvrant en cuisine, entouré de cocottes en     terre cuite.

 

 

Pour les gourmets, voici donc la dite recette du coq au vin :

« Prenez une belle volaille, découpez-la en huit morceaux. Dans une casserole en terre mettez du beurre fin et des lardons maigres coupés en dés, puis, des petits oignons. Faites revenir le tout, y compris le poulet. L’ensemble étant bien doré, flambez avec un bon verre de cognac, mouillez à moitié avec du vin rouge de Chanturgue ou autre bon vin et du bouillon ; laissez mijoter 40 minutes environ, ne pas oublier les champignons ou morilles et un bouquet garni qui parfumeront votre coq d’une façon parfaite. Liez votre sauce avec le sang ou du beurre manié avec un peu de farine pour l’épaissir. Servir très chaud. »


 

 

Bibliographie

Yves Anglaret, Patrick Cochet, Le train du puy de Dôme, Clermont-Ferrand : Conseil départemental du Puy-de-Dôme, Clermont-Ferrand, 2007, rééd. 2013


 

Carte postale de l’Auberge du Temple de Mercure au sommet du puy de Dôme, édition MTIL (1er quart XXe siècle)

Arch. dép. Puy-de-Dôme, 561 Fi 2548

Carte postale de l’Auberge du Temple de Mercure, édition MTIL (1er quart du XXe siècle)

Arch. dép. Puy-de-Dôme, 506 Fi 177




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