Jean Boubat

 (jpg - 2572 Ko)

Photo de Jean Boubat, 151 J 213

 

Jean Boubat est né le 9 octobre 1874, à Ayat-sur-Sioule (Puy-de-Dôme). Cultivateur, il est le fils de Gilbert Boubat et de Gilberte Chatelut. Ajourné pour faiblesse en 1895 et 1896, il est classé, en 1897, dans les services auxiliaires pour faiblesse. Reconnu bon pour le service par la commission spéciale de Riom le 17 décembre 1914, il est mobilisé le 5 mars 1915, au 97e Régiment territorial d’Infanterie, avant d’être transféré au 100e Régiment territorial d’Infanterie le 1er avril 1915. Il passe les quatre années suivantes au front, puisqu’il ne sera envoyé en congé illimité de démobilisation que le 28 décembre 1919. Réformé définitivement, il est proposé pour pension temporaire d’invalidité en 1920 et 1922 pour « emphysème pulmonaire et limitation de l’extension du pouce droit ». Il décède le 4 novembre 1950 à Ayat-sur-Sioule.

 

Le carnet de route de Jean Boubat été confié aux Archives départementales du Puy-de-Dôme par sa petite-fille, Mme Claudine Pradier, à l’occasion de l’opération de la « Grande Collecte ».

Ce journal débute à sa mobilisation en mars 1915. Dans un langage simple, à l’orthographe fluctuante, Jean Boubat consigne minutieusement tous ses déplacements ainsi que ses occupations pendant sa période d’instruction dans différents camps autour de Paris. Après avoir relaté son arrivée en Champagne à l’automne 1915, il poursuit sa narration en décrivant sa vie quotidienne sur le front, où les moments de repos et les permissions alternent avec des périodes d’intense activité et de combats sous les bombardements et les gaz asphyxiants. Il évoque aussi la manière dont il a échappé à la mort, et insiste beaucoup sur l’esprit d’équipe et de camaraderie dont font preuve les soldats, ainsi que sur les rencontres de classes sociales différentes qui sont favorisées dans les tranchées.




Retour haut de page