La chapelle des Cordeliers : du culte à la culture...

La chapelle des Cordeliers est le seul bâtiment encore visible aujourd’hui de ce qui fut le couvent des Cordeliers de Clermont. Ce bâtiment a pendant presque deux siècles abrité les Archives départementales, avant de devenir un espace ouvert au public, et de recevoir des services du Conseil Général.

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La chapelle, de construction assez homogène, associe certaines caractéristiques de l’art gothique avec la simplicité recherchée par les Franciscains. L’élévation sous voûte est de 17,50 m, la largeur de 10,50m et la longueur de 50,50 m. Photo Serge Seguin

 


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Le premier couvent de l’ordre des Cordeliers (ou Franciscains) de Clermont est fondé vers 1240, hors des murs de la ville, au lieu-dit Beaurepaire, par un groupe de religieux venus du couvent de Montferrand[1].

Vers 1273, ce couvent est transféré plus près des murs de la ville, à l’emplacement de l’actuelle préfecture. La chapelle de ce nouveau couvent fut consacrée en 1284 ; elle est, avec la cathédrale, un des plus beaux témoins de l’art gothique à Clermont.

Pour subvenir à leurs besoins, les religieux reçoivent des dons de la part des fidèles. En outre, les fondations de messes et les legs de biens de personnes désireuses d’être enterrées à l’intérieur du couvent leur assurent des revenus réguliers. Ainsi, la chapelle des Cordeliers est un lieu de sépulture, accueillant les tombeaux de personnages tels que les comtes d’Auvergne.



[1] La chapelle qui existe toujours dans le square Aimé Coulaudon est la chapelle de ce couvent, dite de Beaurepaire ou des Cordeliers-Vieux. Le bâtiment est également connu sous la dénomination « La Poudrière », en raison de l’usage qui en a été fait au XIXème siècle.


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C’est au moment de la Révolution Française que le destin de la chapelle va basculer. Les biens des religieux et des anciennes institutions sont confisqués par l’Etat (biens nationaux) pour être ensuite vendus aux enchères. Un décret du 16 octobre 1790 incite les assemblées départementales à réutiliser ce type de bâtiments.

Le couvent des Cordeliers, « consistant en une église, cloître, jardin à terrasse, salles, réfectoires, cuisines, écuries, cuvages, caves, chambres et greniers », estimé à 9000 francs, est adjugé le 6 juin 1791 à Hugues Goigoux secrétaire du Département, agissant pour le compte de l’administration départementale.


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Le premier Préfet du Puy-de-Dôme, Marie-Jean Ramey de Sugny, est installé dans cet ancien couvent dès le 20 germinal an VIII (10 avril 1800).Ce bâtiment est de fait considéré comme « le seul dans la commune où on puisse établir décemment et commodément la Préfecture et tous ses accessoires, ainsi que les archives du département ».

 

Dès 1805, le Préfet, devant la masse des archives issues de l’Ancien-Régime et l’obligation de les préserver, propose au Conseil Général leur installation dans l’ancienne chapelle. Les archives, conservées jusque-là dans le réfectoire de l’ancien couvent, sont transférées en 1810 dans la chapelle désormais aménagée.

 


 

 

En raison d’un accroissement ininterrompu, les archives départementales vont, peu à peu, conquérir la plus grande partie de cette chapelle. De 1810 à 1991, au fil de multiples aménagements, l’ancienne chapelle des Cordeliers est ainsi devenue le bâtiment du service des Archives départementales.

 


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La chapelle des Cordeliers.

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La Chapelle des Cordeliers, 1982.

 

 

 


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Bâtiment des Archives départementales du Puy-de-Dôme.Photographie Serge Seguin.

Le déménagement des archives en 1991 pour un bâtiment neuf, plus adapté et beaucoup plus grand, a permis une restructuration importante de la chapelle.


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La chapelle des Cordeliers. Photographie Serge Seguin.


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la partie ouest, constituée de 5 étages de bureaux, abrite depuis 1992 des services du Conseil Général... Photographie Serge Seguin.

 

 

 

 

L’ancienne chapelle est scindée en deux parties : 


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...La partie est, la moins dénaturée est dédiée depuis 1997 à l’accueil du public. Photographie Serge Seguin .


A l’origine, étaient adossées à la façade nord de la chapelle (place Sugny), des maisons et des boutiques qui n’appartenaient pas au Département, puisque cet ensemble avait été vendu séparément du couvent quelques temps avant (le 11 mars 1791). Ces bâtiments ont été détruits en 1968, les vitraux et les murs de la chapelle auxquels ils étaient accolés ont été restaurés, pour faire apparaître la chapelle telle qu’on la connaît aujourd’hui.


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Photographie Serge Seguin

 




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